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Cyril Huvé

Victoire de la Musique 2010 pour son enregistrement d’œuvres pour piano de Mendelssohn sur un Broadwood de 1840 et pionnier d’une approche historiquement informée sur instruments d’époque (Liszt/Erard en 1986, Chopin/Pleyel en 1992, Beethoven/Schanz en 2003…), Cyril Huvé a d’emblée ressenti le goût de se nourrir des multiples formes adoptées par le piano et d’interroger le sens des œuvres au travers des claviers que l’histoire a offerts à l’imaginaire des compositeurs.

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Vient de paraitre : Beethoven - Fortepiano Sonatas

Discographie

Beethoven - fortepiano sonatas - Cyril Huvé
Beethoven – Fortepiano Sonatas
Cyril Huvé - L’album d’un voyageur, S 156: Impressions et poésies
L’album d’un voyageur, S 156: Impressions et poésies
Liszt, Debussy & Scriabin: Opus 102
Liszt, Debussy & Scriabin: Opus 102
Cyril Huvé - Liszt, aLiszt: Carnet d'un PèlerinDebussy & Scriabin: Opus 102 - Cyril Huvé
Liszt: Carnet d’un Pèlerin
Cyril Huvé - Mendelssohn: Piano Broadwood 1840
Mendelssohn: Piano Broadwood 1840
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Concerts

Récital Salle Cortot

Le : 2 décembre 2020
20h30
Salle Cortot, 78 rue Cardinet 75017 Paris
Le : 2 décembre 2020
20h30
Salle Cortot, 78 rue Cardinet 75017 Paris

Détails du concert

Ludwig van Beethoven

Sonate n° 8 en do mineur op. 13 « Pathétique »

Variations Diabelli op. 120

 

 

Dans l’histoire du pianoforte (et donc du piano tout court), Beethoven joue un rôle fondamental. On peut légitimement affirmer que, très soucieux de « coller » aux développements organologiques de l’instrument, il poussa ce dernier dans ses derniers retranchements techniques, contribuant certainement à ses progrès tout en laissant une littérature qui, deux siècles après la mort du compositeur, laisse encore pantois par sa profondeur poétique et sa perfection musicale.

Dès ses plus jeunes années, Beethoven affirma une personnalité à l’intensité déjà manifeste. Écrite entre 1798 et 1799, la Sonate n° 8 dite « Pathétique » naît sous la plume d’un génie décidé à s’affranchir du modèle établi par Haydn et Mozart. C’est le sublime Grave introduisant le premier mouvement qui donne son nom à l’œuvre et nous plonge dans les abîmes philosophiques typiques de Beethoven. De même, le formidable contrepoint qui parcourt toute la partition se retrouvera dans tous les chefs-d’œuvre ultérieurs du maître. Vingt ans après, ce contrepoint atteint des sommets avec les Variations Diabelli composées entre 1819 et 1823. Ces variations tirent leur nom de celui de l’éditeur Anton Diabelli qui aurait fourni le thème mélodique initial, que Beethoven jugea d’abord trop banal, avant de s’atteler à une composition devenue légendaire, convaincu par les promesses financières de l’éditeur. Comme Bach mais d’une manière évidemment très différente, Beethoven parvient à conjuguer « mathématique » géniale et chaleur humaine confondant.

Sur un magnifique pianoforte Conrad Graf (1820 environ) de la collection d’Edwin Beunk, Cyril Huvé nous prouve une fois de plus qu’il est un éminent spécialiste et du pianoforte et du répertoire classique. Musicien accompli, il sait comme nul autre ressusciter les couleurs authentiques de cette époque, sans jamais sacrifier les intentions expressives et la dimension oratoire de Beethoven.

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